Œuvres, 1712· Épigrammes· Livre premier
IV. « Le bon vieillard qui brûla pour Rathylle »
Le bon vieillard qui brûla pour RathyllePar amour seul étoit ragaillardi :Aussi n’est-il de chaleur plus subtilePour réchauffer un vieillard engourdi.Pour moi, qui suis dans l’ardeur du midi,Merveille n’est que son flambeau me brûle ;Mais quand du soir viendra le crépuscule,Temps où le cœur languit inanimé,Du moins, Amour, fais-moi bailler céduleD’aimer encor, même sans être aimé.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre de, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1869· numérisation gallica.bnf.fr· Sources