Œuvres complètes, 1659· Troisiesme partie
Epigramme a Philis
Si je fuy tes beaux yeux, c’est avecques raison ;Mes jours entrent desjà dans l’infirme saisonOù l’homme pour l’amour n’a plus rien d’estimable.En vain donc, ô Philis ! tu me veux enflamer :Car, comme il faut aymer tant que l’on est aymable,Quand on n’est plus aymable il ne faut plus aymer.
6 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, P. JANNET Libraire, 1855· numérisation numelyo.bm-lyon Bibliothèque numérique de Lyon· Sources