Poésies de sainte-Beuve, 1830‑1840· Pensées d’août Octobre 1837
À la dame
DES SONNETS DE JOSEPH DELORME POUR QUI ON ME DEMANDAIT DES VERS, APRÈS DES ANNÉES.
Pourquoi, quand tout a fui, quand la fleur éphémèreA séché dès longtemps sur cette ronce amère,Pourquoi la remuer, chaste souffle des bois ?Pourquoi, quand tout le cœur a sa fatigue obscure,Pourquoi redemander, onde joyeuse et pure,Qu’on se mire encore une fois ?
Ah ! s’il repasse un soir à ces rives de Seine.Celui dont l’œil cherchait quelque étoile incertaine,Il se dit qu’autre part, aux bords qu’on souhaitait,L’astre luit, que la brise est fraîche, l’onde heureuse,Comme au mois des lilas la famille amoureuse,Il le sait, et se tait !
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vie, poésies et pensées de joseph Delorme, Paris, MICHEL LÉVY FRÈRES, LIBRAIRES ÉDITEURS, 1863· numérisation wikisource.org· Sources