Poésies de sainte-Beuve, 1830‑1840· Notes et sonnets Faisant suite aux pensées d’août
Imité de miss caroline Bowles
(LA SECONDE FEMME DU POËTE SOUTHEY)
Je n’ai jamais jeté la fleurQue l’amitié m’avait donnée,— Petite fleur, même fanée, —Sans que ce fût à contre-cœur.
Je n’ai jamais contre un meilleurGhangé le meuble de l’année,L’objet usé de la journée,Sans en avoir presque douleur,
Je n’ai jamais qu’à faible haleineEt d’un accent serré de peineLaissé tomber le mot Adieu
Malade du mal du voyage,Soupirant vers le grand rivageOù ce mot va se perdre en Dieu.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vie, poésies et pensées de joseph Delorme, Paris, MICHEL LÉVY FRÈRES, LIBRAIRES ÉDITEURS, 1863· numérisation wikisource.org· Sources