Poésies de sainte-Beuve, 1829· Suite de joseph Delorme
XVIII. « Brune aux yeux bleus, superbe au regard tendre »
Brune aux yeux bleus, superbe au regard tendre,Pourquoi mêler des dons à séparer,Un charme double à qui sait le comprendre ?…Non, ce n’est pas guérir, c’est enivrer !
L’échanson noir, dans le festin antique,Versait un vin sombre et noir comme lui ;Le blond enfant, à la blanche tunique,Verse un vin clair pour le cœur réjoui.
Mais si tous deux, dans une même coupe,Versaient ensemble avec un soin jaloux,…Brune aux yeux bleus, ah ! ce philtre qu’on coupeEt qu’on redouble, est un poison trop doux !
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vie, poésies et pensées de joseph Delorme, Paris, MICHEL LÉVY FRÈRES, LIBRAIRES ÉDITEURS, 1863· numérisation wikisource.org· Sources