Poésies de sainte-Beuve, 1829· Suite de joseph Delorme· Traduit de Moschus
III. « Quittant Pise et ses jeux, Alphée au flot d’argent »
Quittant Pise et ses jeux, Alphée au flot d’argentCherche à travers les mers Aréthuse en plongeant ;Et dans son sein il porte à la nymphe adoréeL’olivier des vainqueurs et la poudre sacrée.Profond, pur, et chargé des amoureux cadeaux,Il fend le flot amer sans y mêler ses eaux ;Et le grand flot dormant ne sent rien, et l’ignore,Et l’a laissé passer. Ah ! c’est Amour encore,Le mauvais, le perfide et le rusé songeur,C’est lui dont l’art secret fit du fleuve un plongeur !
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vie, poésies et pensées de joseph Delorme, Paris, MICHEL LÉVY FRÈRES, LIBRAIRES ÉDITEURS, 1863· numérisation wikisource.org· Sources