Poésies de sainte-Beuve, 1829· Suite de joseph Delorme· Traduit de Moschus
II. « Pan aimait Écho, sa voisine »
Pan aimait Écho, sa voisine,Qui pour le Satyre brûlait,Et le Satyre aimait Nérine ;Leur flamme, à tous trois, se brouillait.Jeu bizarre, et pourtant le nôtre !Ce qu’un amant inflige à l’autre,
D’un autre il l’éprouve à son tour :Le talion est loi d’amour.Or voici ma leçon ; que le novice entende :« Rends l’amour à qui t’aime, afin qu’on te le rende. »
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vie, poésies et pensées de joseph Delorme, Paris, MICHEL LÉVY FRÈRES, LIBRAIRES ÉDITEURS, 1863· numérisation wikisource.org· Sources