Au Jardin de l’Infante, 1893
Keepsake
Sa robe était de tulle‖ avec des roses pâles,Et rose-pâle était‖ sa lèvre, et ses yeux froids,Froids et bleus comme l'eau‖ qui rêve au fond des bois.La mer Tyrrhénienne‖ aux langueurs amicales
Berçait sa vie éparse‖ en suaves pétales.Très douce elle mourait‖ ses petits pieds en croix ;Et, quand elle chantait,‖ le cristal de sa voixFaisait saigner au cœur‖ ses blessures natales.
Toujours à son point maigre‖ un bracelet de fer,Où son nom de blancheur‖ était gravé « Stéphane »,Semblait l'anneau rivé‖ de l'exil très amer.
Dans un parfum‖ d'héliotrope diaphaneElle mourait, fixant‖ les voiles sur la mer,Elle mourait parmi‖ l'automne… vers l'hiver.
Versification
- Forme
- Sonnet quinzain (sonnet)
- Rimes
- abba acca ded edd e
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Mots à la rime
- a pâles / amicales féminine, classiqueb froids / bois masculine, classiquea pétales / natales féminine, classiqueb croix / voix masculine, classiquea fer / amer masculine, classiqueb Stéphane / diaphane / fane féminine, classiqueb mer / l'hiver masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
15 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre Poétique Complète, Paris, MERCURE DE FRANCE, 1921· numérisation poesies.net· Sources