Le pays des roses, 1882· Amour d’hiver· II
« Il me semble parfois que je t'ai reconnue »
Il me semble parfois‖ que je t'ai reconnue,Tant tu sembles pareille‖ à mon Rêve immortel.Tu m'apparus jadis‖ sur quelque antique autel,Où rayonnait Vénus‖ éblouissante et nue.
Des cieux doux et lointains‖ d'où mon âme est venueTu redescends ainsi‖ qu'un astre fraternel,Fantôme radieux,‖ souvenir éternelDes chères visions‖ écloses sous la nue !
Tu m'as rendu vivant‖ le type radieuxDe la femme pareille‖ à l'image des Dieux,Et que doit adorer‖ quiconque ne blasphème.
Mon premier idéal‖ s'incarne en ta Beauté.Dès longtemps j'ai connu‖ ta grâce et ta fierté.Et, depuis que j'aimais,‖ c'est Toi seule que j'aime !
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 1 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a reconnue / nue féminine, classiqueb immortel / autel masculine, classiquea venue / nue féminine, classiqueb fraternel / éternel masculine, classiquea radieux / Dieux masculine, classiqueb blasphème / j'aime féminine, classiquea Beauté / fierté masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Pays des roses, Paris, G. CHARPENTIER, ÉDITEUR, 1882· numérisation poesies.net· Sources