Le pays des roses, 1882· Amour d’hiver· II
« Il n'est de jours heureux que ceux où je te vois »
Il n'est de jours heureux‖ que ceux où je te vois.Tous les autres pourraient‖ s'effacer de ma vie,Sans que d'un seul regret‖ leur lenteur fût suivieVivre c'est te revoir !‖ C'est entendre la voix !
C'est respirer, plus doux‖ que le souffle des bois,Le souffle de ta lèvre‖ où mon âme est ravie ;C'est mourir lentement‖ sous l'implacable envieDe poser les pieds nus‖ sur mon cœur aux abois.
Tout le reste n'est plus‖ que mensonge et fumée.L'univers se résume‖ en Toi, ma bien-aimée.Ma terre est sur ta bouche‖ et mon ciel dans tes yeux !
En Toi seule commence‖ et finit tout mon rêve.Ton regard me le rend ;‖ ton sourire l'achève,Et, dans les bras, je sens‖ en moi l'âme des Dieux !
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 1 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a vois / voix masculine, classiqueb vie / suivie féminine, classiquea bois / abois masculine, classiqueb ravie / envie féminine, classiquea fumée / bien-aimée féminine, classiqueb yeux / Dieux masculine, classiquea rêve / l'achève féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Pays des roses, Paris, G. CHARPENTIER, ÉDITEUR, 1882· numérisation poesies.net· Sources