Les Renaissances, 1870· A travers l’âme· Impressions
III. Jalousie
L'aube a posé ses pieds,‖ ses pieds blancs et furtifs,Sur les fronts des rêveurs‖ et les monts taciturnes,Et fermé les yeux d'or,‖ les yeux doux et craintifs,Des constellations‖ et des oiseaux nocturnes.
L'allégresse du ciel,‖ du ciel vibrant et clair,Ne descend plus au fond‖ de mon esprit morose,Sitôt que le frisson,‖ le doux frisson de l'air,Fait s'ouvrir l'Orient‖ comme une immense rose.
Car, penché sur ton cœur,‖ ton cœur triste et profondQu'enveloppe de paix‖ ta gorge cadencée,J'entends sourdre la mer,‖ la mer sombre et sans fond,De ton rêve où se perd‖ ma jalouse pensée.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a furtifs / craintifs masculine, classiqueb taciturnes / nocturnes féminine, classiquea clair / l'air masculine, classiqueb morose / rose féminine, classiquea profond / fond masculine, classiqueb cadencée / pensée féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1870· numérisation poesies.net· Sources