Les Renaissances, 1870· A travers l’âme· Impressions
IV. Colère
Quand au plus profond de mon êtreTon regard m'atteint et me mord,Sais-tu que tu n'auras, peut-être,L impunité que par ma mort ?
De ton rire cruel et traître,Tu m'ouvres le cœur sans remord,Plus implacable que le prêtreA la victime qui se tord.
Et tu ne crains pas, mon pauvre ange,Qu'un jour, révolté, je me vengeEt que je te frappe à ton tour ?…
L'heure d'aimer est incertaine,Et nul ne sait combien de haineSe cache au fond de son amour.
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abab abab ccd eed
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a être / peut-être féminine, classiqueb mord / mort masculine, classiquea traître / prêtre féminine, classiqueb remord / tord masculine, classiquea ange / venge féminine, classiqueb tour / amour masculine, classiquea incertaine / haine féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1870· numérisation poesies.net· Sources