Les Renaissances, 1870· A travers l’âme· Impressions
XIV. L’Olympe
J'aime l'Olympe grecque‖ et son peuple héroïque,Et ce fourmillement‖ de grandes passions,Et cet art qui donnait‖ à l'idéal antiqueUn souffle, des contours‖ et des proportions.
Tout vivait dans le ciel‖ qu'une fièvre mystiqueA rempli, pour nos fils,‖ de pâles visions,Les tranquilles croyants‖ du culte symboliqueGardaient au Beau réel‖ leurs adorations.
J'aime, dans sa splendeur,‖ cette fable païenneQui nous montrait les Dieux‖ sous une forme humaine,Vénus fouettant l'eau‖ de ses cheveux flottants,
Niobé sur un roc‖ se dressant lamentable,Et les fureurs de Zeus‖ dont la droite effroyableSecouait dans les airs‖ la tribu des Titans !
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abab abab ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a héroïque / antique féminine, classiqueb passions / proportions masculine, classiquea mystique / symbolique féminine, classiqueb visions / adorations masculine, classiquea païenne / humaine féminine, classiqueb flottants / Titans masculine, classiquea lamentable / effroyable féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1870· numérisation poesies.net· Sources