Les Renaissances, 1870· A travers l’âme· Impressions
V. Souvenir
Durant les soirs d'hiver‖ longs et silencieux,Je pense au temps où seuls,‖ près de l'âtre joyeux,Les cheveux dénoués‖ et souvent demi-nue,Tu dormais dans mes bras,‖ sitôt la nuit venue ;Où mes baisers riaient‖ et pleuraient tour à tour,Sur votre front sans tache,‖ ô mon premier amour !Et j'écoutais chanter‖ ton cœur dans ta poitrineEt mes yeux enivrés,‖ sous la toile mutine,Suivaient le flot charmant‖ de ton corps amolli.Et puis, comme un enfant,‖ dans notre petit litJe t'emportais joyeux,‖ — éploré comme un saule,Ton front abandonné‖ roulait sur mon épaule.Là, des baisers nouveaux,‖ ardents, multipliés,S'élançaient sur ta bouche‖ et mouraient à tes pieds !
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 7((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a silencieux / joyeux masculine, classiqueb demi-nue / venue féminine, classiquec tour / amour masculine, classiqued poitrine / mutine féminine, classiquee amolli / lit masculine, non classiquef saule / épaule féminine, classiqueg multipliés / pieds masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1870· numérisation poesies.net· Sources