Le jardin des rêves, 1880· Poèmes et bas-reliefs
Sonnet pour prier notre-dame
Les temps étaient venus où les justes bibliquesAllaient se rendormir dans l’éternel amour,Où, sous les cieux peuplés d’astres mélancoliques,Les derniers nés tendaient leurs lèvres vers le jour.
C’est alors que tu vins, reine des basiliques,Apporter l’espérance à notre dur séjour,Et que,, le flanc percé de glaives symboliques,Pour l’homme tu prias et pleuras tour à tour.
Et depuis ce moment le monde qui t’imploreTe salue, ô Marie, ange, pardon, aurore,Cœur ouvert et clément à tous les repentirs.
Toi, qui sous le brocart de ta robe étoiléeGarde pieusement en ton âme voiléeLa douceur d’une mère et la foi des martyrs.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le jardin des rêves, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1880· numérisation books.google.fr· Sources