Poèmes Aristophanesques, 1904· A travers les groins
Autre moricaud
Avec le pur accent de Castre ou de LombezFatigué de porter un nom de pot de chambre,Thomas, qui harnaché d’un dolman bleu se cambre,Fait sous lui des romans et les signe Esparbès.
Les ducs du Trou-bonbon et de la ConfitureL’admettent volontiers dans leur armorial.Il chante aux calicots le geste impérial :Coppée appelle ça de la littérature.
Il est gros, il est bête et sur son estomacPorte un large ruban couleur de curcumaSans avoir inventé la poudre pour les mites.
Et, troubade qui met la lune dans un sac,Il partage avec Paul Granier de CassagnacL’honneur cocasse d’être un nègre antisémite.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes Aristophanesques, Paris, Mercure de France, 1910· numérisation archive.org· Sources