Poèmes élégiaques, 1907· Nocturnes
Sérénade triste
Laisse-moi dormir ! que j’oublieLa rancœur de l’amour lointain,L’ironique et cruel destinDe mon espérance avilie :
Laisse-moi pleurer ! Que je laveL’affront de ton corps radieux,sœur inclémente des Pieux »Toi la prêtresse, et toi l’esclave :
Laisse-moi t’aimer ! Que je goûteLe népenthès de tes baisersEt qu’en leurs parfums embrasésJe boive la mort, goutte à goutte,
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes élégiaques, Paris, Mercure de France, 1907· numérisation archive.org· Sources