Poèmes élégiaques, 1907· Nocturnes
Nocturne
Charmeresse aux pâleurs nacrées,La lune en fleur de messidor,Sous les rames enténébrées,Voltige comme une oiseau d’or.
Lis, tubéreuses, marjolainesS’enveloppent de parfums lourdsEt nocturnes où les phalènesTrempent leurs ailes de velours.
Et, du haut des viornes grêles.Des aulnes au feuillage roux.Sur l’étang festonné de prêles,On entend huer les hiboux.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes élégiaques, Paris, Mercure de France, 1907· numérisation archive.org· Sources