Poèmes élégiaques, 1907· Nocturnes
Sonnet
Comme un frêle cristal où pleureLa pourpre sanglante du vin :Comme un timbre d*or pur que l’heureFait gémir, sous son pied divin :
Pour nous guérir de la male-heure,Pour amender l’acre levainDu désir, qui toujours nous leurreDe son prestige infâme et vain ;
Pour fuir l’Ennui, morne convive,Pour susciter les fonts d’eau viveQu’implorent nos cœurs aux abois ;
Pour enchanter notre détresse,Éclate votre chère voixOù s’alanguit une caresse.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes élégiaques, Paris, Mercure de France, 1907· numérisation archive.org· Sources