Poèmes élégiaques, 1907· Nocturnes
Sonnet
Toute pâte, comme une sœur »A la tristesse qui s’oublieLa Lune verse la douceurBlanche de sa mélancolie.
O Lune pâle qui délie,Liliale en le soir berceur,Ta lueur d’opale appâlieA la douceur d’une alme sœur.
Verse l’oubli, Sélène blonde !Et berce, dans la nuit profonde.Berce les cœurs endoloris.
Lis unique ! Rose trémière !Sème ton pollen de lumièrePar les blondeurs où tu fleuris.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes élégiaques, Paris, Mercure de France, 1907· numérisation archive.org· Sources