Les poésies, 1887‑1926· Les premières poésies (1887-1890)· II Le tombeau de jules Tellier
Évocation
A travers les jardins‖ de la Vieille-EspéranceJe me suis promené‖ pendant toute la nuit,J'ai cueilli sur les fleurs‖ la moisson du silenceOui me parfumera‖ comme un encens bénit.
Afin de ranimer‖ les visions errantesL'heure crépusculaire‖ avec des mots anciensÉveille au bord des lacs‖ les villes transparentesEt les peuples émus‖ au chant des musiciens.
Dans les bois cependant‖ le vent seul parle encore,Les cortèges de gloire‖ entrent dans la cité,La cité qui chantait‖ clôt ses portes d'aurore,Le jardin d'autrefois‖ est soudain dévasté.
Quel vieillard tout-puissant‖ que la vie importuneNous a pris aux filets‖ du rêve, quel sorcier,Moi, couronné déjà‖ de l'antique laurier,Et toi dans ton sommeil‖ prolongé par la lune ?
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab) 1(abba)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a Vieille-Espérance / silence féminine, classiqueb nuit / bénit masculine, classiquea errantes / transparentes féminine, classiqueb anciens / musiciens masculine, classiquea encore / d'aurore féminine, classiqueb cité / dévasté masculine, classiquea importune / lune féminine, classiqueb sorcier / laurier masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Poésies, Paris, Albin Michel, 1938· Sources