Pauca Paucis, 1894· Première série· Anthologica
XXXV. A un jeune sage
MON fils, il faut aimer, à cette heure charmanteOù, comme le vin doux, le cœur nouveau fermente.Laisse la paix hautaine au vieillard sans désirs,Garde pour toi l’orage et les troublants plaisirs.Kypris est invincible ; elle a soif de vengeance.Souvent qui la dédaigne est frappé de démence :Souviens-toi de Lycas et des amours perversQue les boucs encornés regardaient de travers.Enfant, donne ton âme aux belles adorées ;Laisse ton front se perdre en leurs boucles dorées,Et que la jeune épouse, en ta jeune saison,Vienne charmer ta vie et parer ta maison.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pauca Paucis, LYON, BERNOUX ET CUMIN, ÉDITEURS, 1894· numérisation google.com· Sources