Pauca Paucis, 1894· Première série· Mors
X. Le roman
EN ses habiles nœuds l’histoire est émouvante.Charmé par le sourire ou vaincu par les pleurs,Tout palpitant d’espoir ou tremblant d’épouvante,Je me fonds tout entier dans ces deux jeunes cœurs,Et pour eux je murmure une oraison fervente.Ils ont enfin le prix de l’amour surhumain.— Retenez dans les cieux votre chaîne mouvante,Astres, pour écouter les baisers de l’hymen !— Lentement éveillé du songe qui m’enivre,Je médite et je sens mon âme s’assombrir :« Et, que m’importe, dis-je, en repoussant le livre,« Puisqu’il leur a fallu vieillir, et puis mourir ! »
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pauca Paucis, LYON, BERNOUX ET CUMIN, ÉDITEURS, 1894· numérisation google.com· Sources