Pauca Paucis, 1894· Seconde série· Aurea carmina
XIX. « ZEUS, tu fis le mortel de putrescible chair »
ZEUS, tu fis le mortel de putrescible chair,Fugitive fumée emportée en l’éther.Tu voulus lui cacher le mystère de l’être.Jugeant des vains dehors, impuissant à connaître,Comme un enfant chétif butant à chaque pas,Il n’est certain de rien, sinon de son trépas.Comment se fait-il donc que chez cet Éphémère,La phrase la plus rare et pour lui plus amère,Soit celle-ci : « Je ne sais pas. »
9 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pauca Paucis, LYON, BERNOUX ET CUMIN, ÉDITEURS, 1894· numérisation google.com· Sources