Album de vers anciens, 1920
Valvins
Si tu veux dénouer‖ la forêt qui t’aèreHeureuse, tu te fonds‖ aux feuilles, si tu esDans la fluide yole‖ à jamais littéraire,Traînant quelques soleils‖ ardemment situés
Aux blancheurs de son flanc‖ que la Seine caresseÉmue, ou pressentant‖ l’après-midi chanté,Selon que le grand bois‖ trempe une longue tresse,Et mélange ta voile‖ au meilleur de l’été.
Mais toujours près de toi‖ que le silence livreAux cris multipliés‖ de tout le brut azur,L’ombre de quelque page‖ éparse d’aucun livre
Tremble, reflet‖ de voile vagabonde surLa poudreuse peau de‖ la rivière verteParmi le long regard‖ de la Seine entr’ouverte.
Versification
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres de Paul Valery, Paris, Éditions de la N.R.F., 1933· numérisation poesies.net· Sources