Album de vers anciens, 1920
Vue
Si la plage planche, siL’ombre sur l’œil s’use et pleureSi l’azur est larme, ainsiAu sel des dents pure affleure
La vierge fumée ou l’airQue berce en soi puis expireVers l’eau debout d’une merAssoupie en son empire
Celle qui sans les ouïrSi la lèvre au vent remueSe joue à évanouirMille mots vains où se mue
Versification
- Forme
- Sonnet élisabéthain (sonnet)
- Rimes
- abab cdcd efef gg
- Mètre
- Heptasyllabes
- Mots à la rime
- a si / ainsi masculine, classiqueb pleure / affleure féminine, classiquea l’air / mer masculine, classiqueb expire / empire féminine, classiquea ouïr / évanouir masculine, classiqueb remue / mue féminine, classiquea dents / dedans masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 3.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres de Paul Valery, Paris, Éditions de la N.R.F., 1933· numérisation poesies.net· Sources