Les flamandes, 1883· Marines
IV. « En automne, saison des belles pourritures »
En automne, saison‖ des belles pourritures,Quand au soir descendant‖ le couchant est en feu,On voit au bas du ciel‖ d'immenses balayuresDe jaune, de carmin,‖ de vert pomme et de bleu.
Les flots traînent ce grand‖ horizon dans leurs moires,Se vêtent de ses tons‖ électriques et faux,Et sur fond de soleil,‖ des barques toutes noiresVont comme des cercueils‖ d'ébène au fil des eaux.
Les voix du jour mourant,‖ funèbres et lointaines,Roulent encor dans l'air‖ avec le vent des plainesEt les sons d'angélus‖ tintant de tour en tour ;
Mais tous cris vont mourir,‖ et mourir toutes flammes.L'appel des passeurs d'eau‖ va se taire à son tour…Voici qu'on n'entend plus‖ qu'un bruit tombant de rames.
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abab cdcd eef gfg
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a pourritures / balayures féminine, classiqueb feu / bleu masculine, classiquea moires / noires féminine, classiqueb faux / eaux masculine, classiquea lointaines / plaines féminine, classiqueb tour masculine, classiquea flammes / rames féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes, Paris, Société du Mercure de France, 1895· numérisation poesies.net· Sources