Les soirs, 1887· Les soirs· I Décors liminaires
Les armes du soir
Tandis que la nuit froide‖ étage sa terrassePar au-delà‖ des bruyères et des forêts,Le soir qui meurt, le soir !‖ jette sur les marais,L’éclair de son épée‖ et l’or de son armure,
Qui vont flottant au flot‖ le flot, flottants et vains,À peine encor frôlés‖ par la splendeur diurne,Mais lentement baisés,‖ par la lèvre nocturneDe la lune pieuse‖ et douce, aux mains d’argent,
Seule, qui se souvient‖ du jour, pâle évoquée,Et des grands ciels brandis‖ avec de l’or au clair,Pâle évoquée, en la‖ pâleur pâle de l’air,Éternellement pâle‖ et lointaine, la lune !
Versification
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes, Bruxelles, Edmond Deman, 1895· numérisation wikisource.org· Sources