Les soirs, 1887· Les soirs· I Décors liminaires
Londres
Et ce Londres de fonte‖ et de bronze, mon âme,Où des plaques de fer‖ claquent sous des hangars,Où des voiles s’en vont,‖ sans Notre-DamePour étoile, s’en vont,‖ là-bas, vers les hasards.
Gares de suie et de‖ fumée, où du gaz pleureSes spleens d’argent lointain‖ vers des chemins d’éclair,Où des bêtes d’ennui‖ bâillent à l’heureDolente immensément,‖ qui tinte à Westminster.
Et ces quais infinis‖ de lanternes fatales,Parques dont les fuseaux‖ plongent aux profondeurs,Et ces marins noyés,‖ sous des pétalesDe fleurs de boue où la‖ flamme met des lueurs.
Et ces châles et ces‖ gestes de femmes soûles,Et ces alcools‖ en lettres d’or jusques au toit,Et tout à coup la mort‖ parmi ces foules,Ô mon âme du soir, ce Londres noir qui traîne en toi !
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Alexandrins et décasyllabes (11 de 12, 4 de 10, 1 de 14)· profil 6+4, 6=6, 14i
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a âme / Notre-Dame féminine, classiqueb hangars / hasards masculine, classiquea pleure / l’heure féminine, classiqueb d’éclair / Westminster masculine, non classiquea fatales / pétales féminine, équivalenteb profondeurs / lueurs masculine, classiquea soûles / foules féminine, classiqueb toit / toi masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes, Bruxelles, Edmond Deman, 1895· numérisation wikisource.org· Sources