Biblio-sonnets, 1895· X Bibliotaphe
II. « L’Évêque, poivre et sel, a souri dès l’abord »
(Suite à « Monsieur le curé dit sa messe »)
L’Évêque, poivre et sel,‖ a souri dès l’abord :« Eh quoi, mon cher ami,‖ vous convoitez ce livre,Achetez-le. Je ne‖ crois pas qu’en sous de cuivre,Non plus que d’or, le prix‖ en soit d’un poids bien fort. »
Et l’abbé : « Mais c’est que‖ Monseigneur aurait tortDe croire, d’un côté,‖ ce livre, qu’il se livrePour un morceau de pain,‖ qu’il se vende à la livre.Mon plus borné‖ fabricien est plus retord
Que cela de donner‖ un missel rarissime,Précieux, ancien,‖ joli ! pour un patard,Et de l’autre que ma‖ bourse ne soit minime
À l’excès. » Et, rêveur‖ descendu d’une cime,Familier et grattant‖ un peu ses cheveux gris,L’Évêque, bas : « Allez,‖ je payerai le prix. »
Versification
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques complètes, Paris, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1962· numérisation wikisource.org· Sources