Bonheur, 1891
XXIX. « L'autel bas s'orne de hautes mauves »
L'autel bas‖ s'orne de hautes mauves,La chasuble blanche est‖ toute en fleurs,A travers‖ les pâles vitraux jaunesLe soleil‖ se répand comme un fleuve ;
On chante au graduel : Fi-la-a !D'une voix‖ si lentement joyeuseQu'il faudrait‖ croire que c'est l'extaseD'à-jamais‖ voir la Reine des cieux ;
Le sermon‖ du tremblotant vicaireEst gentil‖ plus que par un dimanche,Qui dit que‖ pour s'élever dans l'airFaut être humble‖ et de foi cordiale ;
Il ajoute, le cher‖ vieux bonhomme,Que la gloire‖ ultime est réservée,Sur tous ceux‖ qui vivent dans la pompeAux pauvres d'esprit et‖ de monnaie ;
On sort de‖ l'église, après les vêpres,Pour la procession‖ si touchanteQui a nom :‖ du Voeu de Louis Treize :C'est le cas‖ de prier pour la France.
Versification
- Mètre
- Ennéasyllabes· profil 3=6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies religieuses, Paris, LIBRAIRIE LÉON VANIER, ÉDITEUR, A. MESSEIN Succr., 1904· numérisation gallica.bnf.fr· Sources