Bonheur, 1891
XVII. « Rompons ! Ce que j’ai dit, je ne le reprends pas »
Rompons ! Ce que j’ai dit,‖ je ne le reprends pas.Puisque je le pensai,‖ c’est donc que c’était vrai.Je le garderai, jusqu’‖au jour où je mourrai,Total, intégral, pur,‖ en dépit des combats
De la rancœur très haute‖ et de l’orgueil très bas,Mais comme un fier métal‖ qui sort du mineraiDe vos nuages à‖ la fin je surgirai,Je surgis, amitiés‖ d’ennuis et de débats…
Ô pour l’affection‖ toute simple et si douceOù l’âme se blottit‖ comme en un nid de mousse !Et fi donc de la sale « ‖âme parisienne » !
Vive l’esprit français,‖ d’Artois jusqu’en Gascogne,De la Champagne et de‖ l'Argonne à la BourgogneEt vive un cœur, morbleu‖ ! dont un cœur se souvienne !
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 1 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Mots à la rime
- a pas / combats masculine, classiqueb vrai / mourrai masculine, classiquea bas / débats masculine, classiqueb minerai / surgirai masculine, classiquea douce / mousse féminine, classiqueb parisienne / souvienne féminine, classiquea Gascogne / Bourgogne féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies religieuses, Paris, LIBRAIRIE LÉON VANIER, ÉDITEUR, A. MESSEIN Succr., 1904· numérisation gallica.bnf.fr· Sources