Chair, 1896
Minuit
ET je t’attends en ce café,Comme je le fis en tant d’autres.Comme je le ferais, en outre,Pour tout le bien que tu me fais.
Tu sais, parbleu ! que cela m’estÉgal aussi bien que possible :Car mon cœur il n’est telles cibles…Témoin les belles que j’aimais…
Et ce ne m’est plus un lapinQue tu me poses, salle rosse,C’est un civet que tu opposesVers midi à mes goûts sans freins.
Janvier 1895.
Versification
- Forme
- Strophes régulières
- Rimes
- 2(abba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a m’est / j’aimais masculine, non classiqueb possible / cibles féminine, non classiquea lapin / freins masculine, non classiqueb rosse / opposes féminine, équivalente
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 5.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1901· numérisation scribd.com· Sources