Dans les limbes, 1894
XII. « Oui , tu m’inspires, Muse et que non pas Musette »
Oui , tu m’inspires, Muse‖ et que non pas Musette !Philomène et non pas‖ Lisette, PhilomèneTelle quelle, « nature »‖, et parbleu ! très humaineEt très divine aussi,‖ très déesse, mazette !
Ma Philomène avait‖ du bon sens dans sa têteEt de la fantaisie‖ au cœur, de la meilleureEt du meilleur bon sens,‖ celui qu’à la male heureSollicite le mien‖ de bon sens de poète !
Ta fantaisie elle est‖ immense, active, ardente,Gaîté mêlée à de‖ sombre mélancolie.Quelle chaude gaîté‖ quand ton chagrin s’oublie,Ce chagrin qui‖ pudiquement rêve en sa tente.
Quant à ta bonté, c’est‖ ma vie et c’est mon êtreSans elle je languis‖ clans ma fade ironie.Par elle je retrouve‖ en une aube bénieToutes naïvetés‖ où le jour va renaître,
Le beau jour baptismal‖ de mon adolescence !Tu me rends la jeunesse‖ et les belles folies,O muse mienne, ô femme‖ mienne, tu déliesEt ma langue et mon âme.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 5[abba]
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Mots à la rime
- a Musette / mazette féminine, classiqueb Philomène / humaine féminine, classiquea tête / poète féminine, classiqueb meilleure / heure féminine, classiquea ardente / tente féminine, classiqueb mélancolie / s’oublie féminine, classiquea être / renaître féminine, classiqueb ironie / bénie féminine, classiquea adolescence / âme / d’absence féminine, classiqueb folies / délies féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
21 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1901· numérisation scribd.com· Sources