Dédicaces, 1890
LXXXIII. A aman jean
sur un portrait enfin reposé qu’il avait fait de moi
VOUS m’avez pris dans un moment‖ de calme familierOù le masque devient‖ comme enfantin comme à nouveau.Tel j’étais, moins la barbe‖ et ce front de tête de veauVers l’an quarante-huit,‖ bébé rotond, en Montpellier.
J’allais dans des Peyroux,‖ tranquillement avec ma bonne,J’y faisais mille et des fortins‖ de sable inexpugnablesEt des fossés remplis,‖ mon Dieu, des eaux les moins potablesSuivant l’exemple que‖ Gargantua pompier nous donne.
J’y voyais passer des‖ processions, des pénitentsEt proclamer la République‖ en ces candides tempsOù tant d’un tas d’avis‖ n’étaient pas encore inventés.
Mais malgré ce souci‖ de nos jours qu’il agite et troubleEt d’autres ! au tréfonds‖ de mes moelles encor butéesJe demeure assuré,‖ – conforme à votre excellent double.
Hôpital Broussais, décembre 1891.
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abba cddc eef gfg
- Mètre
- Vers de 14 syllabes· profil 6=8
- Mots à la rime
- a familier / Montpellier masculine, classiqueb nouveau / veau masculine, classiquea bonne / donne féminine, classiqueb inexpugnables / potables féminine, classiquea pénitents / temps masculine, classiqueb inventés / butées mixte, classiquea trouble / double féminine, mixte
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 1.4
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1901· numérisation scribd.com· Sources