Dédicaces, 1890
I. A jules Tellier
QUAND je vous vois de face‖ et penché sur un livreVous m’avez l’air d’un loup‖ qui serait un chrétien,Pardon, rectifiez :‖ qui serait un païen,En tous cas d’un loup peu‖ garou qui saurait vivre.
Je vous vois de profil :‖ un faune m’apparaît,Mais un faune select‖ au complet sans reprocheAvec, pour plus de chic,‖ une main dans la pocheEt promenant à pas‖ distraits son vœu secret.
Vu de dos, vous semblez‖ un sage qui médite,A jamais affranchi‖ des fureurs d’AphroditeEt du soin de penser‖ uniquement jaloux.
Vu de loin, on vous veut‖ de près à justes titres,Et, car la vie, hélas !‖ a de sombres chapitres,Quand je ne vous vois pas‖ je me souviens de vous.
1er janvier 1889.
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abba cddc eef ggf
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a livre / vivre féminine, classiqueb chrétien / païen masculine, classiquea m’apparaît / secret masculine, classiqueb reproche / poche féminine, classiquea médite / d’Aphrodite féminine, classiqueb jaloux / vous masculine, classiquea titres / chapitres féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1901· numérisation scribd.com· Sources