Dédicaces, 1890
II. Au même
AINSI je riais, fou,‖ car la vie est folie !Mais je ne savais pas‖ non plus que tu mourrais,Moi malade et mourant‖ presque (on eût dit exprès,Sûr, mort, du cher tribut‖ de ta mélancolie)
Car tu m’aimas de sorte‖ à ce qu’on ne l’oublie,Esprit et cœur‖ enthousiastes toujours prêtsA se manifester‖ en quelques nobles traits…– Et c’est moi qui sur toi‖ dis la triste lalie !
Hélas, hélas ! que tout‖ soit ou semble discordEn ce monde où qui donc‖ a raison ou bien tort,A ce qu’« assure » une dure philosophie !
Mon ami, quelle soit‖ la dispute ou la loi,Je reprends un de mes‖ vers vrais à vous en vie :Quand je ne te vois plus‖ je me souviens de toi.
Juin 1889.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Mots à la rime
- a folie / mélancolie féminine, classiqueb mourrais / exprès masculine, classiquea l’oublie / lalie féminine, classiqueb prêts / traits masculine, classiquea discord / tort masculine, classiqueb philosophie / vie féminine, classiquea loi / toi masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1901· numérisation scribd.com· Sources