Fisch-ton-kan, 1873· Fisch-ton-kan Opérette
Petit morceau de scène
(Entrée du pitre)
(Pélikan arrive, éclopé, sans connaissance, porté par les jeunes personnes !)
Quel est ce bruit ?Il est là !
Ah ! Le voilà, il est là dévorant la poussièreAh ! qu'il est grand et laid‖ ce pitre de barrière !
Quel malheur, un tel homme brisé comme une fleur, hélas !
ENSEMBLE GOULGOULY CORYPHÉES SOPRANOS ET BARYTONS
(On le secoue, il retombe inerte)
Frais comme une rose,La bouche mi-close.Il ne pourra plusSouriant à l'aise,Lâcher son trapèzeOu s'asseoir dessus.
Adieu le trapèze,Ce pitre joli, si joliN'aura plus pour chaiseUn bâton poli.
Trapèze du diable,Sort impitoyable,Que te servait-ilDe faucher en herbeLas ! ce corps superbeComme un blé d'avril !
Adieu le trapèze,Ce pitre joli, si joliN'aura plus pour chaiseUn bâton poli.
(Ils se retirent)
Versification
- Mètre
- Pentasyllabes surtout (18 de 5, 3 de 4, 2 de 3, 2 de 6, 2 de 8, 1 de 1, 1 de 2, 1 de 12, 1 de 13, 1 de 15)· profil 3, 4, 5, 6, 6+6, 13i
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
32 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques complètes, Paris, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1962· Sources