Invectives, 1896
LXIV. A l’ancienne
MAIS puisque l’hyène ancienneRevient pour relécher le sangDes blessés, eux, tombés au rangD’honneur pourtant, puisque la haine,
La haine ! elle est à qui la veut !C’est le diable au sens catholique,La sottise au sens symbolique,Puisque la haine, alors, ne peut,
Ne veut plus abdiquer ni feindre,Puisque le drapeau relevéSous tant d’horreurs est rebravé,Ce n’est donc plus nous qu’il faut plaindre,
C’est l’infamie et l’Être faux,La femme ou l’homme qui l’assume,La femme et l’homme, époux posthumeD’un serment mort, et par les vaux
Et par les monts et par les onclesEt les naufrages d’au-delà,Honte et pitié sur l’homme et laFemme de ces retours immondes.
Et que suive en attendant mieuxOu pire, car qui sait les chosesPar ces temps brusques et moroses ?Ces vœux de moi, ces miens adieux !
Juillet 1895.
Versification
- Mètre
- Octosyllabes
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
24 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1901· numérisation scribd.com· Sources