Invectives, 1896
LXIII. A la seule
TU n’es guère qu’une coquine,Qu’un abominable vaurienDu sexe ennemi, mais combienJe t’aime, tu le sais, gredine
Exquise qui me fis quel bienEt me fais que de mal ! J’opinePour ta mort… ou la mienne, ou bienPour les deux en même temps… Ni ne
Dis mot, ni surtout ne te tais !Je bafouille en songes épais(Ainsi que parlait Sainte-Beuve),
Quand tu n’es pas là ; je n’y suisPas non plus, et ce que je cuisDans mon jus ! Reviens, ô ma Veuve !
Versification
- Mètre
- Octosyllabes
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1901· numérisation scribd.com· Sources