Le livre posthume, 1894
Dernier espoir
Il est un arbre au cimetièrePoussant en pleine liberté,Non planté par un deuil dicté, –Qui flotte au long d'une humble pierre.
Sur cet arbre, été comme hiver,Un oiseau vient qui chante clairSa chanson tristement fidèle.Cet arbre et cet oiseau c'est nous :
Toi le souvenir, moi l'absenceQue le temps – qui passe – recense…Ah, vivre encore à tes genoux !
Ah, vivre encor ! Mais quoi, ma belle,Le néant est mon froid vainqueur…Du moins, dis, je vis dans ton cœur ?
Versification
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a cimetière / pierre féminine, classiqueb liberté / dicté masculine, classiquea hiver / clair masculine, classiqueb fidèle / belle féminine, classiquec nous / genoux masculine, classiquea l'absence / recense féminine, classiqueb vainqueur / cœur masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres posthumes, Paris, ALBERT MESSEIN, ÉDITEUR, 1911· numérisation artyuiop.fr· Sources