Parallèlement, 1889
La dernière fête galante
POUR une bonne fois,‖ séparons-nous,Très chers messieurs‖ et si belles mesdames.Assez comme cela‖ d’épithalames,Et puis là, nos plaisirs‖ furent trop doux.
Nul remords, nul‖ regret vrai, nul désastre ;C’est effrayant‖ ce que nous nous sentonsD’affinités‖ avecque les moutonsEnrubannés‖ du pire poétastre.
Nous fûmes trop‖ ridicules un peuAvec nos airs‖ de n’y toucher qu’à peine.Le Dieu d’amour‖ veut qu’on ait de l’haleine.Il a raison !‖ Et c’est un jeune Dieu.
Séparons-nous,‖ je vous le dis encore.O que nos cœurs‖ qui furent trop bêlants,Dès ce jourd’hui‖ réclament trop hurlantsL’embarquement‖ pour Sodome et Gomorrhe !
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abba)
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4=6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a séparons-nous / doux masculine, classiqueb mesdames / d’épithalames féminine, classiquea désastre / poétastre féminine, classiqueb sentons / moutons masculine, classiquea peu / Dieu masculine, classiqueb peine / l’haleine féminine, classiquea encore / Gomorrhe féminine, classiqueb bêlants / hurlants masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1900· numérisation scribd.com· Sources