Poèmes saturniens, 1866· Melancolia
III. Après Trois Ans
Ayant poussé la porte‖ étroite qui chancelle,Je me suis promené‖ dans le petit jardinQu’éclairait doucement‖ le soleil du matin,Pailletant chaque fleur‖ d’une humide étincelle.
Rien n’a changé. J’ai tout‖ revu : l’humble tonnelleDe vigne folle avec‖ les chaises de rotin…Le jet d’eau fait toujours‖ son murmure argentinEt le vieux tremble sa‖ plainte sempiternelle.
Les roses comme avant‖ palpitent ; comme avant,Les grands lys orgueilleux‖ se balancent au vent.Chaque alouette qui‖ va et vient m’est connue.
Même j’ai retrouvé‖ debout la VellédaDont le plâtre s’écaille‖ au bout de l’avenue,— Grêle, parmi l’odeur‖ fade du réséda.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Mots à la rime
- a chancelle / étincelle féminine, classiqueb jardin / matin masculine, classiquea tonnelle / sempiternelle féminine, classiqueb rotin / argentin masculine, classiquea avant / vent masculine, classiqueb connue / l’avenue féminine, classiquea Velléda / réséda masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1902· numérisation wikisource.org· Sources