Premiers vers, 1869
Imité de Cicéron
Un serpent, s'élançant‖ du tronc creux d'un vieux chêneDarde son noir venin‖ sur l'aigle ami des dieux.Le noble oiseau s'abaisse‖ et sa serre hautaineA bientôt châtié‖ le reptile odieux.
La bête, qui tordait‖ ses anneaux avec gloire,À son tour est blessée‖ au flanc et le bec d'orDu roi des airs, tout rouge‖ encor de sa victoire,Déchire en vingt tronçons‖ son adversaire mort.
Ayant bien satisfait‖ ses vengeances sublimesEt bien rassasié‖ son œil de sang vermeil,L'aigle alors jette au loin‖ ses dépouilles opimesEt, l'aile ouverte au vent,‖ vole vers le soleil.
[1861 ou 1862]
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a chêne / hautaine féminine, classiqueb dieux / odieux masculine, classiquea gloire / victoire féminine, classiqueb d'or / mort masculine, non classiquea sublimes / opimes féminine, classiqueb vermeil / soleil masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.0· écart moyen à la rime classique 0.8
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques complètes, Paris, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1962· numérisation artyuiop.fr· Sources