Romances sans paroles, 1870· Paysages belges
Bruxelles
Simples fresques I
La fuite est verdâtre et roseDes collines et des rampes,Dans un demi-jour de lampesQui vient brouiller toute chose.
L’or sur les humbles abîmesTout doucement s’ensanglante,Des petits arbres sans cimes,Où quelque oiseau faible chante.
Triste à peine tant s’effacentCes apparences d’automne.Toutes mes langueurs rêvassent,Que berce l’air monotone.
Estaminet du Jeune Renard,, août 1872.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 1(abba) 2(abab)
- Mètre
- Heptasyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a rose / chose féminine, classiqueb rampes / lampes féminine, classiquea abîmes / cimes féminine, classiqueb s’ensanglante / chante féminine, classiquea s’effacent / rêvassent féminine, classiqueb d’automne / monotone féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1902· numérisation wikisource.org· Sources