Romances sans paroles, 1870· Ariettes oubliées
V. « Le piano que baise une main frêle »
Son joyeux, importun d’un clavecin sonore.(Pétrus Borel)
Le piano‖ que baise une main frêleLuit dans le soir‖ rose et gris vaguement,Tandis qu’avec‖ un très léger bruit d’aileUn air bien vieux,‖ bien faible et bien charmantRôde discret,‖ épeuré quasiment,Par le boudoir,‖ longtemps parfumé d’Elle.
Qu’est-ce que c’est‖ que ce berceau soudainQui lentement‖ dorlote mon pauvre être ?Que voudrais-tu‖ de moi, doux chant badin ?Qu’as-tu voulu,‖ fin refrain incertainQui vas tantôt‖ mourir vers la fenêtreOuverte un peu‖ sur le petit jardin ?
Versification
- Forme
- 2 sizains (strophes variées)
- Rimes
- 1(ababba) 1(abaaba)
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4+6
- Strophes
- 2 sizains
- Mots à la rime
- a frêle / d’aile / d’Elle féminine, classiqueb vaguement / charmant / quasiment masculine, classiquea soudain / badin masculine, classiqueb être / fenêtre féminine, classiquec incertain / jardin masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1902· numérisation wikisource.org· Sources