Romances sans paroles, 1870· Ariettes oubliées
VI. « C’est le chien de Jean de Nivelle »
C’est le chien de Jean de NivelleQui mord sous l’œil même du guetLe chat de la mère Michel ;François-les-bas-bleus s’en égaie.
La Lune à l’écrivain publicDispense sa lumière obscureOù Médor avec AngéliqueVerdissent sur le pauvre mur.
Et voici venir La RaméeSacrant en bon soldat du Roy.Sous son habit blanc mal famé,Son cœur ne se tient pas de joie,
Car la boulangère… — Elle ? — Oui dam !Bernant Lustucru, son vieil homme,A tantôt couronné sa flamme…Enfants, Dominus vobiscum !
Place ! en sa longue robe bleueToute en satin qui fait frou-frou,C’est une impure, palsembleu !Dans sa chaise qu’il faut qu’on loue
Fût-on philosophe ou grigou,Car tant d’or s’y relève en bosseQue ce luxe insolent bafoueTout le papier de monsieur Loss !
Arrière ! robin crotté ! place,Petit courtaud, petit abbé,Petit poète jamais lasDe la rime non attrapée !
Voici que la nuit vraie arrive…Cependant jamais fatiguéD’être inattentif et naïfFrançois-les-bas-bleus s’en égaie.
Versification
- Mètre
- Octosyllabes
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
32 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1902· numérisation wikisource.org· Sources