Sagesse, 1881· I
XVIII. « Et j’ai revu l’enfant unique : il m’a semblé »
Et j’ai revu l’enfant‖ unique : il m’a sembléQue s’ouvrait dans mon cœur‖ la dernière blessure,Celle dont la douleur‖ plus exquise m’assureD’une mort désirable‖ en un jour consolé.
La bonne flèche aiguë‖ et sa fraîcheur qui dure !En ces instants choisis‖ elles ont éveilléLes rêves un peu lourds‖ du scrupule ennuyé,Et tout mon sang chrétien‖ chanta la Chanson pure.
J’entends encor, je vois‖ encor ! Loi du devoirSi douce ! Enfin je sais‖ ce qu’est entendre et voir,J’entends, je vois toujours !‖ Voix des bonnes pensées,
Innocence, avenir !‖ Sage et silencieux,Que je vais vous aimer,‖ vous un instant pressées,Belles petites mains‖ qui fermerez nos yeux !
Versification
- Forme
- Sonnet peu classique (sonnet)
- Rimes
- abba baab ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a semblé / consolé masculine, classiqueb blessure / m’assure féminine, classiquea dure / pure féminine, classiqueb éveillé / ennuyé masculine, classiquea devoir / voir masculine, classiqueb pensées / pressées féminine, classiquea silencieux / yeux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1902· numérisation scribd.com· Sources