Sagesse, 1881· I
XVII. « Les chères mains qui furent miennes »
Les chères mains qui furent miennes,Toutes petites, toutes belles,Après ces méprises mortellesEt toutes ces choses païennes,
Après les rades et les grèves,Et les pays et les provinces,Royales mieux qu’au temps des princes,Les chères mains m’ouvrent les rêves.
Mains en songe, mains sur mon âme,Sais-je, moi, ce que vous daignâtes,Parmi ces rumeurs scélérates,Dire à cette âme qui se pâme ?
Ment-elle, ma vision chasteD’affinité spirituelle,De complicité maternelle,D’affection étroite et vaste ?
Remords si cher, peine très bonne,Rêves bénits, mains consacrées,O ces mains, ces mains vénérées.Faites le geste qui pardonne !
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 5(abba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a miennes / païennes féminine, classiqueb belles / mortelles féminine, classiquea grèves / rêves féminine, classiqueb provinces / princes féminine, classiquea âme / pâme féminine, classiqueb daignâtes / scélérates féminine, classiquea chaste / vaste féminine, classiqueb spirituelle / maternelle féminine, classiquea bonne / pardonne féminine, classiqueb consacrées / vénérées féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1902· numérisation scribd.com· Sources