Œuvres complètes, 1632· Ire PARTIE
Epigramme
Grace à ce comte liberalEt à la guerre de Mirande,Je suis poëte et caporal.O Dieux ! que ma fortune est grande !O combien je reçois d’honneurDes sentinelles que je pose !Le sentiment de ce bon-heurFaict que jamais je ne repose :Si je couche sur le pavé,Je n’en suis que plustost levé.Parmy les troubles de la guerreJe n’ai point un repos en l’air,Car mon lit ne sçauroit branlerQue par un tremblement de terre.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, P. Jannet, 1856· numérisation numelyo.bm-lyon.fr· Sources